AGROFORESTERIE

En quoi l’agroforesterie est-elle complémentaire des GRANDES CULTURES ?


Réintroduire de la biodiversité, protéger et restructurer les sols, limiter l'utilisation d'intrants tout en assurant la viabilité économique des fermes, constituent les enjeux auxquels l'agriculteur d'aujourd'hui doit faire face. L'agroforesterie intra ou extra parcellaire est un outil dans notre boite à outil disponible.
D'un point de vue aérien tout d'abord, la présence des arbres offre des habitats variés pour nombre d'espèces animales et végétales contribuant à enrichir et préserver une biodiversité au sein de la parcelle. L'humus constitué par les feuilles une fois décomposées, modifie ses propriétés physique et organique et nourrit une activité biologique favorable à la minéralisation. Enfin, le microclimat entretenu par les arbres limite les périodes d'échaudage des céréales.
D'un point de vue souterrain, l'arbre aura une action profonde sur le sol. Par sa litière souterraine (renouvelée 1 à 2 fois par an et quasi équivalente en biomasse à la litière de surface) et la modification large de ses propriétés physico-chimiques et son rôle sur ses capacité de rétention.
Aujourd'hui, nous sommes capables de piloter des systèmes dans lesquels nous augmentons l'efficacité photosynthétique d'une parcelle (on produit plus de biomasse dans un système associé que dans un système non – associé) et nous pouvons limiter la concurrence des arbres en jouant, par nos itinéraires techniques) sur la croissance des racines (le « filet racinaire » - vézènobres INRA UMR Système).
Pour peu qu'elle soit pensée dans une démarche globale de changement de pratique, incluant une diversité de production à l'échelle de l'exploitation et une adaptation à la mécanisation, l'agroforesterie est une pratique complémentaire des systèmes de grandes cultures visant à une meilleure résilience dans une viabilité économique à long terme.